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FIFO « HORS LES MURS » ET CINEMATAMUA : SUIVEZ NOUS A PARIS !


Depuis sa création en 2004, le Festival International du Film documentaire Océanien, le FIFO a su devenir progressivement l’un des événements culturels polynésiens le plus important de la région Pacifique. Véritable carrefour des images et de l’expression océanienne, le FIFO est devenu incontournable pour le public polynésien, mais aussi pour les professionnels de la région. C’est toute sa diversité qui s’exporte au travers des opérations « Hors les murs », menées cette année en partenariat avec Cinematamua. Tous deux seront du 31 mai au 09 juin dans la prestigieuse capitale de la France : Paris.

Découvrez le programme !

Lundi 30 Mai,
Maison des Cultures du Monde, Boulevard Raspail

Lieu: 101 Bd. Raspail 75006 Paris Maison des Cultures du Monde, de 18 h 30 à 21h.

Cette soirée a pour objectif de réunir tous ceux qui ont contribué à faire du FIFO un rendez-vous incontournable en Polynésie, mais également dans la région et de plus en plus dans le monde du documentaire. Y seront conviés les amis parisiens du FIFO, les anciens membres du Jury, la presse et les partenaires du FIFO, afin de lancer l’idée de la création d’une association des ‘Amis du FIFO à Paris’.

Personnalités invitées : Hervé Bourges, Laure Adler, Stéphane Martin, Florence Aubenas, Luc Jacquet, Guillaume Laurant, Marielle et Suzel Pietri, Emmanuel Kasarhérou, Emmanuel Priou, pour la plupart anciens Présidents du jury du FIFO.

19h : Projection du Grand Prix du FIFO 2011, CONTACT

Australie – 2009 – 78 mn
Réalisateur : Bentley Dean & Martin ButlerProduction : Contact Films
Version anglaise sous-titrée en français

Yawali avait 16 ans lorsqu’elle a vu pour la première fois des hommes blancs et leurs camions : elle raconte sa fuite lorsque des gendarmes sont venus chasser tout son groupe parce qu’allaient commencer les premiers lancements de fusée.

Le FIFO et Cinematamua au Quai Branly

Le Musée du Quai Branly a toujours été l’un des partenaires privilégié du FIFO. Son directeur, Stéphane Martin, a été membre du jury à plusieurs reprises.

En partenariat avec la Délégation de la Polynésie française, dans le cadre des opérations ‘Hotu Ma’ohi, , le FIFO et ICA à travers Cinematamua proposent 3 journées de projections et de conférences  au sein du Musée, autour de thématiques représentatives de la Polynésie, mais aussi des spécificités culturelles de l’Océanie.

Mardi 31 Mai
Thème: Les arts Vivants, danses et tatouage.

11h      Les sentiers de la création (Sélection officielle, FIFO 2007)

52 mn – Polynésie française – 2006
Version française
Réalisation : Marie-Hélène Villierme
Production : TNTV / O TAHITI E

La préparation d’un spectacle de danse de « Ori Tahiti » (danse traditionnelle) mobilise les énergies d’une ampleur que bien peu soupçonnent.

Autour de la création des textes et des musiques, se greffent la réalisation des costumes, des instruments de musique, des chorégraphies et des répétitions qui se déroulent sur plusieurs mois avec des effectifs qui dépassent les 150 personnes !

12h      Horo’a  le don – (Grand prix du Jury, FIFO 2008)

26mn – Polynésie française – 2007
Version : française sous-titrée en anglais
Réalisation : Jacques Navarro-Novira
Production : Kultur prod & RFO Polynésie

Sous la houlette de Coco Hotahota, hommage est rendu à Pauline Dexter qui avait consacré sa vie à la danse.

14h30  L’encre et le geste (Sélection officielle, FIFO 2010)

Polynésie française – 2009 – 51 mn
Réalisateur : Jacques Navarro-Rovira
Production : Beau Geste & RFO Polynésie

C’est l’histoire d’une rencontre exceptionnelle entre deux expressions artistiques : la Peinture et la Danse et entre deux Danses, le contemporaine et le ‘ori Tahiti’. Mais ce mariage de culture ne va pas de soi. Les doutes sont  nombreux et les négociations âpres avant la réussite finale. Une rencontre inédite en hommage à un artiste peintre emblématique: Léon Taerea.

15h     Conférence sur la danse  animée par Manouche Lehartel, chef du groupe Toa Reva et présidente de la Fédération tahitienne de Ori Tahiti

17h      Ta Moko (Sélection officielle FIFO 2008)

24mn – Nouvelle Zélande – 2006
Version : anglaise
Réalisation : Kim Webby
Production : Front of the box Productions – Claudette Haui

L’art du Tatouage ne cesse d’évoluer et sa modernisation pose parfois problème

17h30 Conférence sur le tatouage animée par Stéphane Gaillot

Mercredi 1er Juin,
Religion et identités

11h – Ariipaea Vahine- ICA- Durée : 55 minutes

« Ariipaea-Vahine » est à l’origine un poème de Henri Hiro. Ce poème deviendra une pièce de théâtre jouée plusieurs fois au Grand Théâtre et à Moorea par le Pupu Arioi. En 1978, l’unité cinéma Matarau est créée à la Maison des Jeunes et de la Culture. Le premier film de ce département sera une adaptation de la pièce. Les acteurs sont rodés, reste à écrire l’adaptation cinématographique. Sous la houlette du conseiller technique Pierre Gurgand, la petite équipe composée de Henri Hiro, Harris Aunoa, Hubert Brémond, Do Carlson  et Dominique Arnaud se met au travail.

Dans son livre « Tahiti autonome », Philippe Mazelier définit ainsi la pièce : « Le thème est classique, la parabole transparente : tant qu’elle fut fidèle aux convictions ancestrales, Ariipaea passait du monde des hommes au monde des dieux, et la culture ma’ohi était vivante. Lorsqu’elle se convertit, les dieux cessèrent de lui parler, et la culture tahitienne mourut. Le faire revivre implique pour Henri Hiro de combattre la culture occidentale. Il appelle au retour aux sources contre la société de consommation alors que celle-ci, au même moment, met les bouchées doubles. »

Les costumes et la scénographie sont confiés à Bobby, les aparima sont de Tumata Robinson et Tea Hirshon, et une pléiade de jeunes acteurs participent au tournage parmi lesquels : Benoît Hiro, Kakoum Florès, Hotu Hucke, Raphaël Tehiva, Temoaria Taputu, Charles Patu, Alphonse Tematahotoa, Johnny Arapari, Taputu Taputu, Vaihere Bordes, Tumata Robinson, Faufine Paofai, Rigobert Paofai, Tiare Bonnet, Henri Hiro et Heipua Bordes.

12h – Tarava – ICA Durée : 90 minutes

Quand les missionnaires s’implantèrent en Polynésie, ils n’eurent de cesse d’interdire les chants et les danses traditionnelles car elles exprimaient les « perversions et la luxure » de ces peuples païens. Furent ainsi bannis les tambours et les flûtes, instruments de base de la musique polynésienne. Seul le chant choral était permis. Et les Polynésiens s’adaptèrent. Ils introduisirent dans le chant une série de voix de basse masculines destinées à rythmer le chant (en lieu et place du tambour) et un chanteur solo (en lieu et place de la flûte). Le reste de la chorale suivait et pouvait restituer les musiques anciennes. Ainsi sont nés les Himene Tarava. Chaque île ou groupe d’îles a ses propres Himene Tarava.

« Le film d’Henri Hiro, plus qu’une quelconque compilation, nous propose une véritable incursion dans l’univers musical et spirituel polynésien. « Tarava » est d’une richesse musicologique étonnante, mais il n’est pas que cela. Chaque type d’Himene Tarava se trouve introduit par une ponctuation poétique en Tahitien puis en Français. Long fil qui, de chorale en chorale, nous dit l’importance de la générosité, de l’ouverture sur l’autre dans la tradition des îles. La poésie comme véhicule privilégié de la pensée.

Ce qui surprendra le plus (et c’est ce qui fait la force étonnante de ce film) c’est la manière dont sont filmées les montagnes et les vallées, les eaux de la terre et celles de l’océan. Il y a dans les images du chef opérateur tahitien de ce film (Angelo Oliver), une sensibilité, une sensualité, une spiritualité inégalable. L’image, au-delà de l’adéquation exacte entre chaque île montrée et le chant qu’elle a produit, traduit parfaitement la relation de l’homme polynésien à sa terre ancestrale. Ainsi les longs mouvements de caméra qui semblent épouser la montagne, se mêlent aux forêts touffues comme à la recherche des esprits d’autrefois. « Tarava » est le film fondateur du cinéma documentaire tahitien. » (Extrait du site du Festival International du Film d’Amiens).

Tourné entre 1980 et 1983 par Henri Hiro, Angelo Oliver et Harris Aunoa, ce film fut sélectionné en 1985 pour le Festival International du Film d’Amiens. Le chef opérateur du film, Angelo Oliver, sera présent lors des projections.

14h 30 Marae-ICA

Durée : 52 minutes

Ecrit fin 1982 et tourné en juillet 1983, ce film de Henri Hiro retrace la cérémonie d’intronisation d’un jeune roi sur le marae Arahurahu de Paea. Unité de temps, unité de lieu, le film s’attache au détail de cette cérémonie d’antan avec tous les fastes que l’on peut imaginer. Un bon mois a été nécessaire au réalisateur et à l’équipe du Département recherche et Créations de l’OTAC pour filmer cette reconstitution. « Il est vrai, se souvient le chef opérateur Angelo Oliver, que l’emplacement du marae Arahurahu est peu propice au tournage. Il est très peu ensoleillé. Aussi, afin d’avoir une lumière homogène tout le long du film, nous ne tournions que deux à trois heures par jour lorsque les nuages ne jouaient pas avec nos nerfs. A l’époque nous tournions en 16mm, avec une seule caméra, pas de multi-caméras comme aujourd’hui. Henri Hiro avait entièrement découpé son film, pas de place pour l’improvisation ». Plus de 200 acteurs, danseurs, musiciens et figurants participeront à reconstitution. Les danses ont été chorégraphiées par Coco Hotahota, et les chants interprétés par le groupe Tereia de Penina. On trouve dans les rôles principaux : David Teai, Raymond Graffe, Tutea Itae, Whakateka, John Mairai et Antonio Matohi.

15h30 LES POSSEDES DE FAAITE (Sélection officielle FIFO 2010)

Polynésie française – 2009 – 52 mn
Réalisateur : Xavier-Marie Bonnot
Production : Bonne Compagnie & RFO & Canal Overseas
Version française sous-titrée en anglais

En 1987, sur l’atoll de Faaite, dans l’archipel des Tuamotu, six personnes sont brûlées vives au nom de Dieu. Ce massacre sans précédent s’est déroulé sur une île minuscule qui ne compte que 350 personnes. Il a laissé derrière lui de profondes blessures et mis à jour un pan méconnu de l’histoire de la Polynésie, un visage en clair obscur d’un univers réputé paradisiaque. Aujourd’hui encore, bien des questions demeurent. Que s’est-il vraiment passé à Faaite?

17h :    débat animé par un spécialiste

18h      Made in Taiwan : Nathan and Oscar’s (Grand prix du Jury et prix du Public, FIFO 2007)

45 mn – Nouvelle Zélande – 2006
Version anglaise sous-titrée en français
Réalisation : Dan Salmon
Production : Georges Andews Productions

Grâce au test ADN, Nathan Rarere et Oscar Knightley, deux Polynésiens, découvrent que leurs ancêtres viennent pour l’un d’Eurasie de l’Est et d’Amérique, pour l’autre d’Eurasie Centrale et du Sud ! Ils décident alors de faire le voyage de leurs aïeux en sens inverse ! Ils nous emmènent ainsi aux îles Cook, au Vanuatu pour finalement s’arrêter à Taiwan.

Vendredi  3 Juin,
Le Faaamu, l’adoption à la Polynésienne.

14h      Marquisien mon frère (Prix du public, FIFO 2009)

53min-2008 Polynésie Française-
Réalisateur : Jacques Navarro-Rovira
Producteur : Bleu Lagon Productions & Grand Angle Productions
Version : française sous-titrée en anglais.

C’est l’histoire de deux frères marquisiens de l’île de Ua Pou. Pascal, l’aîné et Jean-Philippe. Le premier adopté par la famille du gendarme de Ua Pou part pour la Bretagne à l’âge de deux ans. Il fait toutes ses études en France. Après avoir travaillé pour le Ministère de la Défense, il revient définitivement sur son île, 25 ans plus tard, et retrouve sa famille biologique ; le second souffre d’une phobie pathologique de la mer et des bateaux, est pourtant aujourd’hui capitaine de goélette : deux destinées qui se sont croisées

15h      Terre Natale, retour à Rurutu (Prix du public, FIFO 2010)

Polynésie française – 2009 – 52 mn
Réalisateur : Jean-Michel Corillon
Production : Kwanza & Bleu Lagon Production & Canal Overseas
Version française sous-titrée en anglais

Maeva et Eteroa sont âgés de 23 et 20 ans. Frère et sœur de sang, ils sont nés sur l’île de Rurutu en Polynésie et ont été adoptés aux premières heures de la vie par un couple français. Ainsi, ils ont grandi loin de chez eux. Aujourd’hui ils s’interrogent, veulent connaître leur origine et leur culture, découvrir l’île qui les a vu naître. Ils ont décidé de franchir le pas, de partir à la découverte de leur île natale, pour un voyage initiatique qui les mènera bien plus loin qu’ils ne l’avaient imaginé…

16h      Conférence animée par Simone Grand avec la présence du Producteur, Mr Hervé Boitelle.
18h      TE HENUA E NOHO (Grand Prix du Jury, FIFO 2010)

NZ – 2009 – 80 mn
Réalisateur : Briar March
Production : On the Level productions
Version anglaise sous-titrée en français

Ce film suit la vie de trois personnes dans la communauté unique d’une île du Pacifique au moment où elles font face aux premiers effets dévastateurs du changement climatique, une terrible inondation. Vont-ils décider de rester sur leur l’île natale ou vont-ils déménager vers un nouveau pays inconnu, abandonnant leur culture et leur langue pour toujours

Hors les Murs
Délégation de la Polynésie

Dans le cadre de ses opérations hors les Murs, le FIFO, invité par la Délégation de la Polynésie, propose deux projections destinées au grand public, et plus particulièrement aux étudiants polynésiens. Seront présentés deux films du palmarès 2011 ; ces projections seront suivies de débats.

Mardi 7 Juin, 19h
Kuru, The science and the Sorcery

(Prix spécial, FIFO 2011)
Australie – 2010 – 52 mn
Réalisateur : Rob Bygott
Production : Siamese Production & SBS
Version anglaise sous-titrée en français

Des chercheurs ont enfin identifié « les prions », ce pathogène, cause de ce mal mystérieux, le « KURU », qui tue en Papouasie Nouvelle Guinée.

Suivi d’un débat animé par Simone Grand.

Jeudi 9 juin, 19h
Lucien Kimitete, un Homme de la Terre des Hommes

(Prix du Public, FIFO 2011)
Pf – 2010 – 52 mn
Réalisateur : Dominique Agniel
Production : L’envol Productions
Version française sous-titrée en anglais

Lucien Kimitete, disparu brutalement, reste pour les Marquisiens une figure emblématique dont ils veulent perpétuer la mémoire, car il a rendu à son peuple sa fierté et sa culture.

Suivi d’un débat animé par Manouche Lehartel en présence de la réalisatrice, Mme Dominique Agniel.