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Coup d’envoi du 10ème FIFO


Après une première soirée intimiste samedi au Musée de Tahiti et des Îles, le véritable top départ de la 10ème édition du FIFO a été donné hier soir dimanche à l’Intercontinental Tahiti avec la tant attendue soirée Cabourg, qui chaque année depuis quatre ans fait la lumière sur des réalisations françaises romantiques grâce à une collaboration inédite avec le Festival du Film Romantique de Cabourg. Et si d’une année sur l’autre, les avant-première (ou assimilées) du FIFO ne désemplissent pas, la soirée d’hier n’a pas dérogé à la règle : aficionados du FIFO ou nouveaux festivaliers étaient au rendez-vous.

Pour cette édition 2013, le public a d’abord pu découvrir le court-métrage « La tête froide » de Nicolas Mesdom, avec Sébastien Houbani, Isaie Sultan et Eric Bougnon, qui évoluent tous trois dans un monde footballistique au sein duquel l’homosexualité refoulée de l’un d’eux va bientôt faire grand mal. Un court-métrage qui soulève non sans audace et une certaine émotion une question plus que jamais d’actualité.

En seconde projection, le prix du public etprix du jeune talent 2012 à Cabourg. « Ma bonne étoile », un long métrage romantique s’il en est. L’émotion y est retranscrite avec justesse et le premier rôle plus investi qu’on ne pourrait l’imaginer : Fleur Lise voue une véritable passion aux chevaux, passion qui occupe tout son temps quand elle n’est pas en tournage sur Paris. Avec son compagnon, cavalier émérite, elle passe l’autre moitié de sa vie en Normandie à leurs côtés. Logiquement, elle nous explique. « Je me suis battue pour avoir ce rôle, allant même jusqu’à mentir quant à ma capacité à monter à cheval comme ils le souhaitaient, nous a-t-elle confié. Je viens du saut d’obstacles et là, il s’agit de savoir conduire un sulky ; ce n’est pas du tout la même monte. C’est comme si vous demandiez à un pianiste de jouer du violon. […] Je me suis donc formée pendant deux mois et demi. Et finalement, ça s’est tellement bien passé que je n’ai pas eu besoin d’être doublée ». Le propos du film s’en est donc trouvé crédibilisé, permettant à  la caméra d’Anne  Fassio de multiplier les valeurs de plan pour toutes les scènes de course et d’ajouter ainsi au réalisme de son film.

D’ici la fin du festival, on aura l’occasion de retrouver Fleur Lise autrement : membre du jury de ce 10ème FIFO, l’actrice nous confiait hier “[avoir] hâte de découvrir véritablement l’Océanie ainsi que mon jury, que je trouve assez hétéroclite. On vient de cultures et de pays complètement différents, c’est un grande chance. Cela promet des rencontres humaines très riches”.

Cette traditionnelle Soirée Cabourg nous aura aussi donné plaisir à replonger dans l’ « ambiance FIFO », intrinsèque de chaque soirée labellisée ; cette cohésion si spontanée et chaleureuse qui, quelques jours durant, le temps d’une petite (trop petite!) semaine, anime à Tahiti les soirées les plus éclectiques et les plus enrichissantes qui soient, tant par la diversité des personnalités que l’on y rencontre que par l’originalité et la créativité des discours des films, qui font le trait d’union entre chacun des acteurs du festival.

 

 

ENCADRE


Fleur Lise

Le premier rôle principal de Fleur Lise lui avait été confié pour le tournage de son premier long-métrage, « Vampires » de Vincent Lannoo, un vrai faux documentaire au 45° degré (belge!), critique socio-politico-raciale très engagée de la société, dont la diffusion est restée assez confidentielle. Après 9 longs-métrages dans des rôles secondaires, dont dernièrement des apparitions dans « Cloclo » de Florent Emilio Siri, Fleur Lise voit « Ma bonne Etoile » la propulser vers de nouvelles aventures. Elle a déjà une poignée de projets en perspective, dont une hilarante comédie sur les pompes funèbres, dans laquelle elle incarnera le rôle d’une secrétaire aux côtés d’une belle brochette d’acteurs français.

MH