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Crocker Island Exodus : Un démarrage sur les chapeaux de roues.


Incroyable destin que celui de ces enfants volés, pris à leur mère à leur plus jeune âge, qui ont été gardés, sauvegardés sur l’île de Crocker, au Nord de l’Australie, par des missionnaires, pour finir par faire un voyage extraordinaire au travers du pays alors que la ville de Darwin était bombardée par les armées japonaises.

Incroyable destin que celui de ces femmes missionnaires, de Sister Margaret Somerville particulièrement, qui a voué sa vie à ces enfants, très vite devenus les siens tant son dévouement et leur attachement était fort.

C’est au travers des trois visages de Netta, Alice et Jessie, marqués par les souvenirs, le temps et la nostalgie des ans, que l’on découvre, ému, les yeux humides et le menton tremblant, ces destins extraordinaires. Un film émouvant comme on en connait au FIFO, et comme on les aime.

Pour la première projection du festival, les programmateurs ont fait fort. Si le jury n’a rien laissé paraître, l’émotion se lisait en revanche sur les visages à la sortie du public.

Sophie, 35 ans, « Absolument bouleversant »

« Welcome in FIFO ! Si le festival ne devait être que ça, je resterais 6 mois au lieu de 10 jours simplement pour pouvoir digérer. Je trouve l’itinéraire de ces femmes incroyable. Elles ne se sont jamais lâchées. Elles ont créé d’autres racines après avoir été isolées des leurs et ce qui est encore plus émouvant c’est l’incapacité qu’elles ont eu à se réaliser autrement, hors du groupe. C’est sidérant. On doit avoir des histoires singulières similaires chez les enfants de la guerre. C’est absolument bouleversant.