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Nuit du court-métrage océanien : elle a encore fait le plein !


Les courts-métrages océaniens voyagent bien. Cette troisième édition de la nuit du court-métrage océanien a proposé une sélection de 12 films tous genres confondus (animation, fiction) qui ont porté hauts et forts les couleurs océaniennes de part leur monde. Ils illustrent, reflètent, et parodient, avec un regard pointu et sous forme de clin d’œil, ce vaste continent et notre époque. Le programme a alterné entre légèreté et drame, humour et questionnements.

« The Nullarbor », un film d’animation australien survitaminé, a particulièrement fait sensation lors de cette soirée. Pas de dialogue mais des attitudes plus que loquaces… Nelly, une festivalière, nous confie même avoir eu l’impression d’entendre parler les personnages, « tellement les mimiques, les silences et les gestes sonnent juste ». Un univers graphique magnifique au service d’un contenu très subtil !

Dans un tout autre registre, « Night shift », court-métrage néo-zélandais, a fait également beaucoup d’effet pour son réalisme et l’ambiguïté des sentiments qu’il dégage, avec un récit de vie dramatiquement bien d’aujourd’hui.

Environnement, identité, féminisme, société, tout l’art du « court » consiste en quelques minutes seulement à nous plonger dans le vif du sujet avec exactitude et profondeur. Un condensé d’émotions « vite fait bien fait » que cette sélection de courts-métrages a permis de nous dévoiler, en même temps qu’un aperçu de la création audiovisuelle océanienne contemporaine. Heiura, festivalière assidue a beaucoup apprécié cette 3ème édition qu’elle a trouvé particulièrement qualitative, évoquant même l’idée que ce format pourrait faire l’objet « d’un festival à part entière ».

IB