Actualites

FIFO 2017 : identité, partage et découvertes

FIFO 2017 : identité, partage et découvertes

 

afficheL’organisation du FIFO 2017 est heureuse de vous présenter sa sélection.

Cette année, 142 films ont été inscrits pour le festival, parmi lesquels 128 films correspondant aux critères de sélection ont été visionnés et évalués par le comité de sélection de ce 14ème FIFO.

Le comité de sélection est constitué de 9 membres :

Sophie Blanc, monteuse et membre de l’ATPA

Pascale Briançon, productrice et réalisatrice

Moana Brotherson, conseiller philatélie à l’OPT et membre de l’AFIFO

Michèle De Chazeaux, productrice et animatrice, membre de l’AFIFO

Marie-Noelle Frémy, historienne et membre de l’AFIFO

Taema Mahinui, comptable

Hina Sylvain, membre de l’AFIFO

Moana’ura Tehei’ura, professeur d’anglais, chorégraphe et metteur en scène

Guy Wallart, réalisateur et éditeur, membre de l’AFIFO

 

142 films parmi lesquels 28 viennent de Nouvelle Zélande, le record de participation de ce cru ! 27 films sont d’Australie, 22 de Polynésie française, 19 de France, 14 de Nouvelle Calédonie, 7 des États-Unis, 6 de Hawaii, 6 de Papousie Nouvelle Guinée, 6 de Guam, 2 d’Égypte, 2 de Belgique, 1 d’Allemagne, 1 de Bosnie-Herzégovine, 1 de Grèce, 1 du Maroc, 1 de Suisse, 1 du Portugal, 1 d’Iran, 1 du Canada, 1 de Côte d’Ivoire, 1 du Japon.

 

14 films ont été sélectionnés dans la catégorie « En Compétition » et seront soumis au regard aiguisé du jury du 14ème FIFO. 16 films ont été retenus dans la catégorie « Hors Compétition ». Enfin, outre ces catégories, cette année, le festival ouvre ses écrans à la catégorie « Écrans Océaniens » qui regroupe des films présentant des pays, des peuples ou des aspects moins connus de l’Océanie.

Tous les films sélectionnés sont éligibles au prix du public. Seuls les films « En Compétition » sont ouverts aux prix du jury.

 

Le FIFO exprime comme chaque année en images et en son, les idées, les révoltes, les émotions, les évolutions des sociétés océaniennes. Ses films relayent, bien sûr, les préoccupations mondiales de l’époque. Le FIFO prouve à nouveau l’originalité profonde du monde océanien et, à l’intérieur de cet espace, les liens qui en unissent les parties pourtant profondément diverses.

Cette année, comme il l’a déjà été auparavant, le FIFO est tribune où se mêlent la politique, l’histoire, l’économie et les regards sur l’identité pour raconter la II° Guerre mondiale à Guam et en dire les conséquences. Ou pour évoquer celles de la bombe atomique française à Moruroa quelques années plus tard. Il rappelle le John Frum Movement au Vanuatu et raconte qu’en Papouasie, l’histoire peut être celle de tout un peuple et de sa recherche d’émancipation et, dans un autre lieu, celle de la spoliation brutale d’une population au bénéfice du grand capital. Quand il s’intéresse à la nation australienne, il ramène au temps pas si lointain où les Aborigènes n’étaient pas des citoyens. Mais, plus légèrement, le FIFO sait aussi raconter à sa manière une histoire de la chevelure des habitants du Pacifique et en montrer, au cours du temps, la beauté ou encore mêler l’économie à la religion à Wallis et Futuna.

Le FIFO n’a jamais fait d’impasse sur l’art. Ainsi, c’est la danse qui est mise particulièrement en avant cette année. Elle est contemporaine dans un film à Tahiti où cet art s’affirme d’abord thérapie pour des handicapés mais aussi spectacle et émotions. Très polynésienne sur le ‘ori tahiti, elle montre son exportation vers le Japon. Classique, elle emmènera les spectateurs du FIFO à l’Opéra de Sydney pour y découvrir l’itinéraire d’une jeune Aborigène, danseuse de ballet. Quant à la peinture, elle se révèle aujourd’hui murale, très actuelle, mais toujours à la recherche de traditions et se décline dans l’archipel hawaiien. Pour la musique, elle s’avère black et how bizarre en Nouvelle Zélande. Enfin, entre tradition et modernité, l’art montre qu’il peut être rencontres et échanges entre les diverses cultures océaniennes.

Artisanat, Agriculture, traditions, culture se mêlent à travers le FIFO et parfois se métissent. Sans jamais oublier qu’ils intègrent aussi des réflexions sur l’identité. Ces différents thèmes traversent l’histoire du yen, du ‘uru, et apportent un éclairage sur le tapa, le tatouage, sur l’importance des cérémonies et des initiations. Ils rappellent la perte ou la remise à l’honneur des langues autochtones. Ils offrent aussi un regard respectueux mais malicieux sur de facétieux lutins dans la belle nature calédonienne.

Comme de coutume, le FIFO propose des portraits de personnages attachants qu’il s’agisse d’un chanteur māori, d’un joueur d’échec kanak, ou d’une Aborigène passionnée de danse…

Le FIFO met en avant une fois encore atouts et problèmes des sociétés océaniennes : problèmes de l’obésité, des violences faites aux femmes, de l’éducation, illustration des dangers que représente une secte. Ces films dénoncent ou proposent des solutions. Un autre raconte la vie et le parcours de personnes trans-genres, humaines avant tout. D’autres chantent la beauté des terres, comme celles de la Nouvelle Calédonie ou de Hawaii. Ils s’attachent à la défense de l’environnement. Le sport n’est pas oublié. Ah, le va’a !

Enfin le FIFO délivre à foison des images océaniennes. Dans ses vagues, deux films présentent de façon très originales des « mythes » du Pacifique, entre fabrication parfois industrielle et expression d’une réalité qu’on ose même montrer kitch ou ironique, causant rire franc ou désespéré. Une problématique surprenante de plus…

 

Le FIFO 2017 porte avec acuité et tendresse son regard sur l’Océanie, un continent riche de ses valeurs et de ses traditions. L’Océanie attachée au passé, ouverte à un présent dont la mondialisation parfois lui fait peur mais aussi résolument tournée vers l’avenir.