Actualites

PITCH DATING – Quand les porteurs de projets rencontrent les professionnels

pitch timingLe pitch dating est un rendez-vous incontournable du FIFO. Il a eu lieu jeudi 9 février, offrant un moment d’échange et de partage entre porteurs de projets, producteurs et diffuseurs. Les participants ont eu 8 minutes montre en main pour tenter de convaincre leurs intervenants d’acheter leur projet ou de le financer. Réalisateurs en herbe ou chevronnés se sont bousculés sous le chapiteau de la Maison de la Culture. Enzo, à peine 17 ans, rêve d’entrer dans la grande famille de l’audiovisuel. “C’est mon premier pitch dating. C’est la première fois que je parle de mon projet à un professionnel. J’étais un peu stressé mais j’ai essayé d’expliquer mon histoire du mieux que je pouvais. Les personnes que j’ai rencontrées ont tenté de comprendre ce que je voulais faire. C’est que du positif pour moi. Les rencontrer me permet de mener à bien ce projet de fiction. Une fiction qui tourne autour de la poursuite du bonheur absolu”, explique Enzo.

 

Les réalisateurs plus expérimentés, comme Jeff Benhamza, se sont également prêtés au jeu. Et pour cause comme il le souligne : “Le pitch dating contrairement à ce que l’on croit s’adresse à tout le monde, aux réalisateurs ou aux producteurs qui ont déjà un peu d’expérience pour une simple et bonne raison. On va retrouver au même endroit tous les producteurs et diffuseurs métropolitains ou du Pacifique. C’est très intéressant et on n’a pas besoin de prendre un rendez-vous à Paris ou ailleurs. Ça nous fait gagner du temps tout simplement. C’est eux qui viennent à nous”.

 

Que l’on ait préparé sa rencontre lors des master class ou pas, les festivaliers ont été ravis de leurs rendez-vous. Heretu, qui a eu la journée de lundi pour se préparer avec les membres de l’ATPA (association tahitienne des professionnels de l’audiovisuel) raconte : “Franchement, la master class m’a vraiment aidé. Lundi, j’ai eu beaucoup de chance car j’étais le seul. Du coup, j’avais quatre professionnels rien que pour moi. Ils m’ont donné des super conseils. Ça m’a vraiment fait réfléchir. Je suis vraiment content d’avoir participé à l’atelier, si je ne l’avais pas fait, je n’aurai pas du tout pitché de la même manière”. Et de poursuivre : “Du coup, je suis super content de ma journée de pitch dating. Cela s’est très bien passé. J’ai eu de très bons contacts. Aujourd’hui je vois que mon projet se concrétise de jour en jour. C’est devenu à un niveau même presque mystique. Ca me paraît magique tellement les choses se font si facilement. C’est une superbe opportunité de venir participer au FIFO et rencontrer des professionnels. En étant confronté à eux, ça nous permet de prendre du recul pour en apprendre davantage sur nos projets. Pour ma part, je travaille sur un documentaire de 52 minutes qui s’appelle Patutiki.”

pitch dating

Du côté des professionnels, Jean-Luc Milan, de Grand angle, une société de production métropolitaine a trouvé le pitch dating réussi. “J’ai trouvé des projets vraiment intéressants. D’ailleurs, je les ai tous trouvés intéressants. Après, il y a trois projets qui pour moi sortent du lot. Ils sont très variés et j’ai même eu des lycéens. Chacun avec son idée, chacun avec ses envies, cela a donné quelque chose de vraiment bien. Maintenant, les participants doivent m’envoyer leurs dossiers par mail. Après, je m’intéresse de près en particulier à l’un des projets qui tourne autour de l’environnement, sur l’alimentation et le bien-être”, conclut-il.

Et si le projet est retenu, il va falloir le développer avec l’auteur et le réalisateur, trouver le bon angle d’attaque et une fois prêt et le pitch bien établi, faire le tour des chaînes de télévision française mais aussi internationales pour enfin lancer la production du programme. Tout un sacré circuit.

 

Pour Eliane Koller, membre de l’ATPA, qui co-organise l’événement, le pitch dating a été un grand succès.

 

FIFO – Jenny Poehere Hunter