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Aloha Shirt : « Le film est né au FIFO »

 

 

Qui connaît l’histoire des chemises hawaïennes appelées les Aloha Shirts ? Parmi la sélection des films hors compétition du FIFO 2018, un documentaire d’Antoine Laguerre et produit par la compagnie des Taxi-Brousse, raconte cette histoire. En à peine 80 ans, les Aloha Shirts sont devenues l’icône des tropiques et se sont imposées comme un emblème de la culture pop. Dans ce film, on apprend qu’elles ont été inspirées des kimonos japonais puis des imprimés floraux polynésiens. Portées à l’origine par les surfeurs et les plagistes, elles ont conquis le monde. Depuis une dizaine d’années, elles reviennent en force. Reflet de la diversité culturelle des îles du Pacifique, les Aloha Shirts véhiculent l’esprit des îles. Pour le FIFO, les producteurs Karim Samaï et Laurent Mini racontent les coulisses du film.

 

Comment avez-vous rencontré le réalisateur ?

 

Laurent Mini : Antoine Laguerre s’intéresse au surf depuis des dizaines d’années, comme nous. On s’était d’ailleurs rencontrés il y a une quinzaine d’années pour le film Black Shorts, un gang de surfeur qui fait la police sur les plages de Hawaï. Il se trouve qu’il y a deux ans, on s’est retrouvés ici au FIFO, Antoine nous a pitché ce documentaire sur Aloha Shirt lors du festival. Le film est né au FIFO. C’est génial de se retrouver à nouveau à l’endroit où tout a commencé ! A chaque fois qu’on vient au FIFO, on repart avec un film.

 

Karim Samaï : Grâce au FIFO, on a l’opportunité de rencontrer des diffuseurs dans un cadre détendu et en accès direct. C’est important car pour nous les choses sont faites à partir du moment où on a un diffuseur. L’aventure commence avec une idée, un intérêt, une curiosité qu’on doit ensuite transmettre à un diffuseur.

 

Qu’est-ce qui vous a convaincu de faire ce film ?

 

Laurent Mini : L’intérêt du sujet, le réalisateur Antoine Laguerre et le contenu. C’est une histoire que je ne connaissais pas du tout. Je ne savais pas qu’il y avait eu une immigration japonaise aussi forte, que la Aloha Shirt venait du kimono, et toute cette culture et cette histoire autour de la chemise hawaïenne. Cela nous a plu d’aider le réalisateur à la raconter.

 

A t-il été difficile pour le réalisateur de faire ce film, d’avoir accès à l’histoire et les témoins ?

 

Karim Samaï : Pour certaines personnes, oui, cela été compliqué. Elles ne voulaient pas être interviewées et approchées pour des questions de discrétion. Ces personnes ont d’importantes collections qui ont une grande valeur commerciale. Elles ne voulaient pas qu’on puisse repérer l’endroit où elles se trouvent. Antoine a tout de même réussi à les convaincre mais il avait interdiction de filmer le lieu où se trouvaient les collections.

 

Laurent Mini : Notre seule déception reste Tom Selleck, l’acteur principal de la série Magnum. On n’a pas pu l’avoir, c’est dommage car c’était une figure de la Aloha Shirt. Pour le tournage sur place, Antoine est resté deux semaines à Hawaï mais la préparation a duré six mois. Il s’est fait aider par un correspondant local pour préparer le terrain. Pour la production comme la fabrication, cela été assez rapide et simple. Par contre, on a rencontré quelques difficultés pour les archives car elles étaient disparates et sont pour certaines hors de prix, notamment pour les films hollywoodiens dont il est question dans le documentaire. Du coup, on a utilisé des cartes postales ou des affiches que les collectionneurs nous ont laissés filmées.

 

Qu’elle est la suite pour votre film Aloha Shirt ?

 

Karim Samaï : Le film a été diffusé sur NC 1ère et France Ô. Puis, on va continuer à le faire vivre en participant à des festivals liés aux thématiques de la culture et du surf. Pour les ventes, on va le confier à un distributeur pour le commercialiser. En moyenne, la durée de vie d’un film est de 5 ans. Et dans quelques années, il sera une archive, ce qui restera ce sera surtout le sujet, l’histoire, le témoignage.

 

Laurent Mini : C’est important pour un producteur d’avoir des films qui sont vus et se vendent !

 

FIFO / Suliane Favennec