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Atelier mixage audio : L’importance du son dans un film

 

 

Un film avec un mauvais son est un film raté. L’atelier mixage audio, proposé pour la première fois au FIFO, propose aux participants de comprendre comment travailler le son d’un film ou d’un documentaire. Un élément primordial.

 

Dans un film, on a tous tendance à regarder l’histoire et l’image. Pourtant d’autres éléments participent à l’émotion et à l’action du public, c’est le cas par exemple du son. Cette année, le FIFO a donc décidé d’organiser un atelier autour du mixage audio sur un film. Aux manettes de cet atelier, Heimana Flohr. Le jeune homme de 29 ans a fait des études à l’école parisienne SAE (School of Audio Engineers) avant de revenir au fenua pour lancer son entreprise. Enregistrement, mixage, mastering, prise de son, sound design, le métier n’a plus de secret pour lui. Heimana Flohr se fait rapidement remarquer par les plus grands professionnels pour la qualité de son travail. Récemment, le jeune homme a collaboré sur Moana avec Disney USA. Alors dans la salle du cyber espace, les apprentis ont l’oreille attentive. « Je vous conseille de placer toutes vos voix à moins 12 décibels », explique Heimana Flohr à son assemblée. De 13h à 17h, les participants à cet atelier de mixage audio vont apprendre à gérer les volumes selon la scène d’un film. « Vous allez travailler sur 30 secondes de vidéo. Si vous pouvez ordonner les pistes, c’est mieux car c’est plus clair pour travailler ». Les élèves travaillent sur un logiciel de son, Heimana Flohr souhaite leur transmettre une méthodologie de travail afin qu’ils puissent avoir les bons réflexes. 

 

Gérer les volumes

 

« Comment fait-on pour sélectionner une piste ? » interroge l’un des nombreux apprentis qui assistent à l’atelier. « Tu as un outil de sélection. Là, tu vois j’ai sélectionné à l’intérieur et je mets la piste de lecture en boucle ». « On peut régler manuellement ? » questionne un autre apprenti. « Oui. En réglant à cet endroit on règle sur l’ensemble de la piste. Après si vous voulez travailler sur chaque piste, vous devez aller dessus. Vous pouvez aussi aller plus loin et mettre des points à un endroit pour régler le volume en détail. Plus vous allez entrer dans les détails plus votre son sera naturel. Ça va jusque là ? », interroge Heimana Flohr aux élèves, concentrés sur leur ordinateur. Durant près de trois heures, ils vont apprendre les différentes pistes de sons : la voix, la musique, le bruitage, l’ambiance. « Vous devez d’abord régler les voix, ensuite la musique et le reste », conseille Heimana Flohr qui tente de sensibiliser ses apprentis à l’écoute. Le professeur a d’ailleurs toute l’attention de son assemblée. Certains prennent des notes pendant que d’autres essayent des manœuvres. À la fin de l’atelier, tous ont appris quelque chose. La plupart ont été surpris de voir le travail que cela représentait. Ils ont désormais une autre approche de l’écoute des productions audiovisuelles et connaissent le travail et les réflexions qu’il faut avoir.

 

Une approche ludique

 

Le son est tout aussi important que les images. « Il va jouer sur les émotions et les tensions en variant sur les volumes. C’est là que tout se joue et que la magie opère », confie Heimana, ravi de pouvoir partager son savoir et ses expériences avec les festivaliers… « C’est une très bonne idée d’ouvrir ces ateliers qui offrent une bonne approche. On a souvent des personnes qui ne connaissent pas le milieu de l’audiovisuel et peuvent ainsi découvrir comment on a travaillé sur un film ou un documentaire ». 

 

FIFO / Suliane Favennec