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Atelier vlogging : raconter une histoire en quelques minutes

 

 

Ils font partie de l’aventure FIFO depuis plus de dix ans. Chaque année, les ateliers du festival rencontrent un franc succès. Initié en 2017, l’atelier vlogging attise toujours les curiosités. Reportage.

 

Dans la salle du cyber espace de la Maison de la Culture, des apprentis intrigués. Le concept de vlogging est connu de tous, depuis cinq ans, il connaît une grande popularité. De plus en plus de personnes se lancent dans cette aventure audiovisuelle 2.0. « Le vlogging, c’est raconter son histoire, sa vie, son quotidien ou ses passions, par une vidéo. C’est comme un journal mais en vidéo, que l’on poste sur les réseaux sociaux ou d’autres supports internet », explique Tevai Maiau qui anime cet atelier. Le trentenaire est un passionné de l’image qui a touché sa première caméra au lycée pour ne plus jamais la quitter. Après des études en Nouvelle-Zélande dans la production multimédia et une expérience de technicien d’impression au fenua, il se lance dans la vidéo. Le vlogging arrive un peu par hasard dans sa vie. Alors qu’il participe à une émission TV, il décide avec la chaîne de faire un format internet. Le vlogging fait alors son entrée. Dès la première vidéo, il obtient plus de 15.000 vues. « C’est une nouvelle manière de communiquer. En fait, tu t’intéresses aux autres à travers toi. On voit beaucoup de jeunes le faire à l’école, ça commence à prendre ici », explique Tevai, qui donne en exemple l’artiste Raimiti Ravello, une figure du vlogging à Tahiti.

 

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Parmi l’assemblée d’apprentis, Kika, 33 ans. Le jeune trentenaire est en pleine reconversion vers l’audiovisuel après avoir été professeur des écoles. Le vlogging est un format qu’il apprécie. « J’aime voyager et je voudrais partager mes expériences à travers le vlogging. C’est un format court donc plus digeste pour l’internaute et grâce au support internet tu peux te lâcher, tu n’as pas les limites que les chaînes de TV t’imposent ». Kika est ravi de pouvoir en apprendre un peu plus sur les vlogging. Il va d’ailleurs pouvoir passer à la pratique. L’animateur envoie ses apprentis arpenter les couloirs de la Maison de la Culture. L’objectif : raconter une histoire au FIFO. « Pensez à faire attention au contre-jour, à ne pas trop bouger et de filmer à l’horizontal. Et, surtout, n’oubliez pas, dans une histoire, il y a un début, une problématique et une conclusion », prévient Tevai qui rappelle le principe du vlogging : partager son histoire avec les autres. « J’utilise le vlog pour communiquer avec les jeunes, je raconte mes voyages et je sensibilise sur l’environnement ».

 

Apprendre

 

Après deux heures de terrain, les apprentis reviennent en salle. L’heure est au visionnage et au débriefing. Chacun montre son histoire, l’explique et écoute attentivement les conseils du professionnel. « Je tiens une page Facebook où je présente mes reprises de chansons avec des petites mises en scènes. Je voulais améliorer mes vidéos », explique Manoa, 24 ans, ravi d’avoir appris quelques techniques. « J’ai appris à attirer la curiosité des internautes et à cibler mon public. J’ai aussi découvert comment mettre la bonne musique et surtout faire attention aux droits d’auteur ». Son camarade, Nukuate, 18 ans, a, lui aussi, apprécié cet atelier. Monteur de formation, il est venu pour approfondir ses compétences. Et, il n’est pas déçu. « Pour que ton vlog marche, tu ne dois pas dépasser les 5/7 minutes, en tout cas au début », explique le jeune homme qui s’est bien amusé lors de cet atelier. Un atelier qui pourrait former les vloggeurs de demain…

 

FIFO / Suliane Favennec