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Le FIFO en escale à Bora Bora

Après la semaine de festival qui s’est déroulé à Papeete au mois de février, les documentaires océaniens voyagent une fois de plus à travers la Polynésie française. En effet, pour 2018, la tournée du FIFO dans les îles a démarré avec le passage à Bora Bora entre le 6 et le 9 mars de deux de ses envoyées : Sophie Blanc et Marie Noelle Fremy, membres du Comité de pré-sélection des films. Qu’ont-elles amené ? Les films du 15° FIFO qui s’était tenu à Papeete en Février.

 

Le Collège de Bora Bora les a reçues pour deux jours de projections dans 4 classes équipées de matériel audiovisuel. La principale et son équipe ont accueilli chaleureusement les deux envoyées du festival. Les films avaient été choisis par les professeurs selon les matières enseignées, le programme, sur des projets précis ou dans un but d’ouverture et de connaissance de l’Océanie. Elèves et professeurs semblaient plutôt heureux de cette rupture du train-train quotidien. Le 7 et le 8 mars, 4 salles ont donc vu passer durant 7 heures de projection environ 420 élèves pour le premier jour et 370 pour le second.

Les sujets les plus demandés ont été l’environnement terrestre avec Frères des Arbres, l’appel d’un chef papou (réalisé par Marc Dozier et Luc Marescot – prix du public du FIFO 2018) ou océanique, avec Blue (réalisé par Karina Holden – prix Okeanos du FIFO 2018) et Tara, l’odyssée du corail réalisé par Pierre de Parscau. La question identitaire vue par les Aborigènes a aussi été abordée au travers du film The Third Space réalisé par Casey Kickett. Une visite du monde polynésien a été faite avec les films Pouvana’a ni haine ni rancune de Jacques Navarro-Rovira, Chim Soo Kong, de Canton à Tahiti de Sandro Ly et Michel Bourez, des racines du surf à la cime du monde de Karim Mahdjouba.

 

Les élèves ont été généralement attentifs. Mais lors d’une projection, dans une classe, brouhaha et de désordre les ont sortis de leur concentration. Il s’agissait d’une visite inopinée, celle d’un gros tupa en balade entre leurs pieds. A la demande du professeur, un garçon a enlevé sa savate pour cueillir le crabe en douceur et le sortir sans plus de dommage. Tout le monde semble attendre avec impatience l’ouverture à la prochaine rentrée d’un nouveau collège. Avec ou sans tupa ? En tout cas avec des salles de projection toute neuves. Où le FIFO 2019 est déjà convié.

 

Le 7 mars, une soirée publique a été organisée à la mairie avec la projection de 3 films. Merci à l’équipe de la mairie pour cette soirée où 28 personnes ont apprécié Chim Soo Kong, de Canton à Tahiti, Barthélémy de Jonathan Bougard et Jean-Philippe Joaquim et Pouvana’a ni haine ni rancune. Le soir du 8 mars, c’est le collège qui a ouvert au public sa salle de projection où une trentaine de personnes ont surfé avec Michel Bourez, ont ri et été émus par Frères des Arbres, l’appel d’un chef papou puis bouleversés par Making Good Men réalisé par Fiona Apanui-Kupenga, grand prix du FIFO 2018.

Le FIFO adresse ses sincères remerciements Florence Kamarzine, principale du collège de Bora Bora et tout le personnel du collège pour leur accueil chaleureux. Des remerciements particuliers aussi à Marc-André Zani qui a fourni le lien entre Papeete et Bora Bora, lien indispensable à la mise en place de cette session cinématographique, ainsi qu’à la commune de Bora Bora pour son accueil.

Enfin, le FIFO poursuit sa route dans les îles puisque du 12 au 16 mars, Michèle de Chazeaux et Hina Sylvain étaient à Ra’iātea et Taha’a.  Deux équipes du festival seront à Rangiroa du 18 au 21 mars et à Hao du 20 au 22 mars. Rendez-vous est donné aux habitants de ces îles pour des moments d’échange et de partage riches et passionnants.

 

FIFO / Marie Noelle Fremy