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L’écriture au pas de course

Les lycéens inscrits en filière audio-visuelle ont pu participer mercredi à un marathon d’écriture, avec l’appui de la scénariste Sydélia Guirao. Le pitch ? Vous devez écrire le scénario d’un court-métrage de 3 minutes sur le thème de la transmission de la culture polynésienne.

Prenez un personnage bien défini, avec un objectif clair, un enjeu fort, des obstacles plus difficiles à franchir que ce que le personnage est en mesure de faire, ajoutez une blessure secrète, et vous avez votre scénario ! Mercredi matin, au lancement du marathon d’écriture, Sydélia Guirao a aussi conseillé aux élèves « d’aller droit au but ». Leur défi est d’écrire le scénario d’un petit film de 3 minutes, il n’y a donc pas de temps à perdre.

Toute la journée est une course. Il s’agit d’abord de trouver une histoire qui corresponde au thème imposé de la transmission de la culture polynésienne. « Il faut prendre le thème au sens propre, les élèves sont vraiment contraints par un sujet », souligne l’intervenante. Hauani, du lycée Paul Gauguin, passe par le dessin : « J’essaie de visualiser les choses avant de créer des personnages. Pour ça, j’utilise des expériences personnelles et j’ajoute des éléments pour donner du peps à l’histoire. » Itia, elle, cherche un prénom qui pourrait faire référence à la transmission, tandis qu’Antony a déjà son plan en tête : « Je vais faire une parodie d’Harry Potter. J’avais déjà cette idée et je vais l’adapter au thème. »

Tenir compte des contraintes de production

« Extérieur jour. Plage vue sur mer. » Dans un marathon d’écriture, les participants sont en quelque sorte « livrés à eux-mêmes », comme le dit Sydélia Guirao, même si elle reste présente pour leur donner des conseils, les débloquer si besoin. Heureusement, ces élèves en section cinéma des lycées de Papara et de Paul Gauguin ont quelques connaissances en matière d’écriture de scénario. Itia s’est ainsi déjà fait remarquer par l’intervenante lors d’un précédent atelier : « Elle m’a étonnée l’an dernier, elle a une bonne patte d’écriture. »

Cette fois, la difficulté est encore plus grande, d’après la scénariste : il s’agit d’écrire une histoire « réalisable et qui reste jolie. On ne parle pas beaucoup des contraintes de production en section cinéma et c’est peut-être ce qui va leur manquer ». L’annonce des résultats sera faite vendredi soir, lors de la soirée de remise des prix. Kohei espère l’emporter avec son histoire d’une passionnée de ‘ori tahiti, qui arrête la danse à la suite du décès de sa grand-mère, qui lui a tout appris. Elle finira par recommencer à danser, poussée par sa mère, et par devenir meilleure danseuse du Heiva 2019.

FIFO – Elodie Largenton