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Apprendre les bases de l’animation 3D

Déjà présent lors de l’édition précédente, l’atelier animation 3D est de nouveau au programme de ce FIF0 2020. Toarii Pouira est aux commandes de cet atelier pour faire découvrir en 4h les rouages des films d’animation.

Moana, Shrek, Toy Story… Autant de films d’animation qui font rêver les jeunes. Et, depuis quelques années, les animations 3D sont de plus en plus utilisées dans le documentaire. Après cinq années d’absence au festival, l’atelier animé par Toarii Pouira est revenu au FIFO l’année dernière et a été reprogrammé cette année. L’objectif : permettre de comprendre le processus créatif et les techniques nécessaires à la fabrication d’un film en images de synthèses. « J’ai tout appris sur l’animation 3D : à modéliser, à créer un mouvement mais aussi l’environnement, la texture, le bruitage. C’est très constructif », confie Suzie. La jeune fille de 17 ans compte bien s’entraîner chez elle grâce au logiciel gratuit découvert lors de l’atelier. En 4h, Toarii Pouira a partagé les bases pour créer des films d’animation avec les jeunes apprentis afin qu’ils puissent ensuite s’amuser tout seul. « L’idée étant de montrer toutes les étapes : de la modélisation à l’animation jusqu’à la texture », explique ce spécialiste qui s’est formé grâce à You Tube. Autodidacte, Toarii Pouira a toujours été fasciné par l’art visuel. Réalisateur de clip et expert des effets spéciaux, il a monté sa boîte de production audiovisuelle Iaorana Motion. Il a participé et a signé de nombreuses productions, il a notamment co-réalisé la série Paripari Fenua avec Virginie Tetoofa, diffusée sur Polynésie La 1ère et netfenua.pf. « Si je peux transmettre ma passion, je suis heureux. Qui sait peut-être que cela peut lancer certains dans l’animation ? ».

Tout un art

« Alors, quelle histoire vous voulez raconter ? Sachez que la structure importe peu, il faut surtout faire voyager le spectateur. Le scénario doit permettre un voyage émotionnel, la base de tout dans une histoire ce sont les émotions et les conflits ». Reine des neiges, Moana… Toari Pouira appuie ses propos par des exemples. Les jeunes apprentis sont attentifs, prêt à commencer l’exercice sur le logiciel. Parmi eux, Aude et West qui partent à la découverte de cet univers. « Pour moi, c’est vraiment nouveau, confie Aude, Mais c’est quand même assez complexe ». Pour son comparse, West, les choses semblent plus faciles. Il faut dire que le jeune homme est un habitué déjà de l’audiovisuel, il écrit des histoires et collabore à la caméra sur des films. « Je voudrais faire appel à des spécialistes de l’animation, je voulais donc comprendre quel était leur travail. Avec cet atelier, j’ai appris tout le procédé. C’est vraiment génial ». A côté, deux autres jeunes apprentis. Heitiare et Teora participent à cet atelier dans le cadre d’une sortie scolaire avec l’université de Polynésie française. Étudiants dans le cursus PAD, parcours adapté en droit, économie et gestion, ils ont participé à plusieurs ateliers du FIFO. L’objectif : arriver à réaliser une capsule vidéo en rapport avec leur formation. Après le doublage audio et le reportage au tour donc de l’animation en 3D. « J’adore, je sais que je vais réutiliser ce processus à la maison. Mais on voit tout de même qu’il y a un gros travail derrière », confie Heitiare. « On ne se doutait pas qu’il y avait autant de boulot, intervient Teora, C’est vraiment tout un art ». Un art dont aujourd’hui ils connaissent un peu plus les rouages grâce au FIFO.

Suliane Favennec / FIFO 2020